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Exercice "sauvetage maritime de grande ampleur" au large de Barfleur (50).
26 mai 2021

Le mercredi 26 mai 2021, la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a organisé un exercice de sauvetage maritime de grande ampleur (SMGA) au large de Barfleur dans le cadre du dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile).

Cet exercice annuel a été organisé conjointement avec la préfecture de la Manche et en lien avec la préfecture de zone de défense et de sécurité Ouest. Il a simulé une forte explosion en salle des machines du bâtiment de soutien et d’assistance affrété (BSAA) Argonaute affrété par la Marine nationale avec un départ de feu, survenu lors d’une journée de présentation des capacités de lutte antipollution, à 8 nautiques (environ 14,8 kilomètres) au Nord-Est de Barfleur (50).

Suite aux nombreuses victimes reportées par le navire, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Jobourg a alors engagé et coordonné des moyens de secours – déployés réellement en mer :

  • le bâtiment de soutien et d’assistance affrété (BSAA) Argonaute affrété par la Marine nationale jouant le rôle du navire sinistré, avec à son bord un plastron composé d’élèves de l’institut de formation en soins infirmiers de Cherbourg et du lycée professionnel maritime et aquacole Daniel Rigolet de Cherbourg jouant le rôle des victimes ;
  • l’hélicoptère Caïman Marine du détachement de la flottille 33F basé à Maupertus ;
  • l’hélicoptère Dragon 50 de la sécurité civile basé à Granville ;
  • le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Liberté affrété par la Marine nationale ;
  • la compagnie des marins-pompiers de Cherbourg ;
  • le SAMU de coordination médicale maritime (SCMM) du Havre ;
  • le service mobile d’urgence et de réanimation maritime (SMUR-M) de Granville et du Havre ;
  • 3 moyens nautiques de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM) : le canot tous temps Amiral de Tourville de la station SNSM de Barfleur, les vedettes légères Président Jules Pinteaux et Cap Levy II des stations SNSM de Saint-Vaast-La-Hougue et Fermanville ;
  • le patrouilleur côtier de gendarmerie (PCG) Aramis de la gendarmerie maritime.

En lien avec le CROSS Jobourg, l’équipage du navire a conduit des investigations afin de dresser au plus vite un bilan des blessés. L’objectif de ce type d’entraînement est de faire face à un nombre de victimes important, impliquant de nombreux moyens d’évacuation compliquant leur décompte et leur suivi. Plus d’une vingtaine de victimes, nécessitant des soins variés à des degrés d’urgence divers, ont progressivement été évacués vers le poste médical avancé (PMA) à Cherbourg, chargé de les diriger vers les centres de soins.

Des équipes médicales des marins-pompiers et des SMUR-M ont été déployées à cette fin à bord du navire plastron par l’hélicoptère Caïman Marine, l’hélicoptère Dragon 50 et les 3 vedettes de la SNSM, afin de prendre charge les blessés.

Le BSAA Argonaute a finalement repris le contrôle du sinistre et est parvenu à rentrer au port de Cherbourg, pour évacuer les derniers blessés.

Objectifs de l’exercice :

- Entraîner les équipes de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, de la préfecture de Manche, du CROSS Jobourg, et du SCMM à la coordination d’une opération de secours maritime de grande ampleur ;

- Eprouver l’ensemble de l’organisation « aide médicale en mer » et notamment l’interface avec les services portuaires, sanitaires et préfectoraux à terre afin d’assurer le continuum de la gestion de crise ;

- S’entrainer à la prise en charge médicale de nombreux blessés à bord d’un navire, et en assurer le décompte, l’évacuation et le suivi, en mobilisant l’ensemble des équipes susceptibles d’intervenir dans le cadre de l’aide médicale en mer (médecins du service de santé des Armées et des SMUR de Granville et du Havre, marins pompiers de la base navale de Cherbourg, équipes du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) 50 à l’accueil à terre…) ;

- Expérimenter l’utilisation d’un drone dans le cadre d’une opération de sauvetage maritime de grande ampleur.

« Après une année 2020 qui ne nous a pas permis de conduire des entraînements de cette ampleur, il était essentiel pour nous de mener collectivement cet exercice, dans les conditions sanitaires que l’on connait. A la faveur de conditions météorologiques plutôt clémentes, c’est toute la chaîne de secours, de la mer vers la terre qui a pu éprouver ses procédures aujourd’hui, avec un réalisme que l’on a souhaité maximal  » explique le commissaire de 1ère classe Charles, chef du bureau ORSEC de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.