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Découverte d'une bombe allemande de près d'une tonne au large de Ouistreham (14)
18 avr. 2019

Jeudi 18 avril, vers 05h04, le Centre des Opérations Maritimes (COM) de la Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord est alerté par le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de Jobourg (50), que le bateau de pêche Tangaroa, alors en zone de pêche à 6 nautiques (11 km) au nord de Ouistreham (14), avait remonté une bombe allemande datant de la Seconde Guerre Mondiale dans  ses filets.

Rapidement, le COM informe le Groupe des Plongeurs Démineurs (GPD) de la Manche qui décide d'intervenir immédiatement pour remettre à l'eau en toute sécurité l'engin. La munition, une LMB 1000 de près d'une tonne, représente toujours un danger : un simple mouvement, notamment avec le navire, peut suffire à percuter son amorce et mettre à feu la charge militaire qu'elle contient.

A 05h30, l'hélicoptère Caïman de la Marine nationale stationné à Maupertus (50), est engagé par le COM et embarque depuis la base navale de Cherbourg cinq personnels du GPD Manche qui seront treuillés à bord du canot tout-temps "Sainte Anne des flots" de la station SNSM de Ouistreham. Le canot tout-temps facilite l’embarquement de l'équipe GPD et permet d'évacuer l'épuipage du Tangaroa afin de ne leur faire prendre aucun risque pendant l'opération.

A 8h00, la munition est remise à l'eau à l'aide de sangles, la position géographique du lieu de dépose en mer est enregistrée par le GPD en vue d’effectuer le contre-minage de la LMB 1000 prochainement.

Les bons réflexes de l'équipage du navire de pêche, conjugués à la réactivité de la chaîne opérationnel ont permis de réaliser cette opération en un temps record et avec succès.

La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord rappelle qu'il convient de signaler sans délai toute découverte d'engin historique en mer ou sur l'estran, au CROSS (numéro de téléphone : 196), au sémaphore ou à la gendarmerie les plus proches en précisant : la nature et la description de la munition (avec photo), la date et la position de la découverte (coordonnées GPS), vos coordonnées téléphoniques, et pour les découvertes en mer, le nom et le numéro du navire. Ces informations essentielles au traitement de la munition seront ensuite transmises au COM, puis au GPD.

Remettre à l'eau un engin historique sans consulter les autorités maritimes représente une prise de risques importante, non seulement pour le pêcheur, mais aussi pour les marins qui chaluteront peut-être à leur tour ce même engin.