Trouvant son origine dans le réglement du 7
floréal an VIII (mai 1800), le préfet maritime exerce aujourd'hui
son pouvoir de police administrative générale en mer conformément
au décret n° 2004-112 du 6 février 2004 relatif à
l'organisation de l'action de l'Etat en mer.
- Il veille aux intérêts maritimes français et au maintien de
l'ordre public en mer ;
- Il est responsable de la sauvegarde des personnes et des biens
;
- Il est responsable de la prévention des pollutions marines et
de la mise en oeuvre des moyens de lutte ;
- Il fait respecter les réglementations nationale et
internationale dans les eaux françaises ;
- Il est responsable de la protection de l'environnement marin
;
- Il est responsable de la coordination de la lutte contre les
activité illégales.
- L'ACTION DU PREFET MARITIME
DANS UNE ZONE A RISQUE
- LE SAUVETAGE DES PERSONNES
ET DES BIENS
- POLLUTION : PREVENTION ET
INTERVENTION
L'ACTION DU PREFET MARITIME DANS
UNE ZONE A RISQUE
Information :
"Prenez la mer, pas les
risques"
Chaque année, à l'initiative du
Secrétariat d'Etat au tourisme et du Secrétariat Général de la Mer,
une campagne d'information est menée à l'intention des
nombreux touristes et plaisanciers du littoral.
Cette campagne est relayée et coordonnée
par le Préfet maritime qui l'adapte aux spécificités
régionales.
Réglementation :
Le Préfet maritime dispose :
-
d'outils juridiques préventifs pour
exercer son pouvoir de police administrative générale en mer
(arrêtés préfectoraux) ;
-
de l'arme juridique de la mise en
demeure à l'encontre d'un navire présentant un risque pour la
sécurité ou l'environnement ;
-
Il donne également des avis dans
différentes procédures où il est consulté : avis consultatif, avis
obligatoire et avis conforme.
Il réglemente l'organisation des
manifestations nautiques ainsi que la pratique de
l'hydraviation.
Prévention - la chaîne de surveillance
et d'observation :
- Les Centres Régionaux de Surveillance et de
Sauvetage
- Surveillance
Les CROSS de Jobourg et de Gris-Nez qui relèvent
du ministre chargé des transports assurent la surveillance de
l'activité maritime.
Ils constituent le premier maillon de
détection des difficultés rencontrées par les gens de mer.
- Coordination
Les CROSS coordonnent sous la responsabilité du
préfet maritime, dans leur zone d'action, l'ensemble des moyens
maritimes, aériens et terrestres publics et privés les mieux
adaptés aux opérations de recherche et de sauvetage en mer compte
tenu des circonstances. En matière de secours en mer, les CROSS
reçoivent les alertes relatives à la recherche et au sauvetage. Ils
dirigent les opérations de secours.

Une chaîne de 14 sémaphores
relevant de la Marine nationale contribue à la mission esssentielle
de surveillance des espaces maritimes. Elle apporte une veille
visuelle de l'activité en mer complémentaire de celle assurée par
les radars des CROSS.
A tout moment, le préfet maritime peut
prendre la direction personnellle des opérations.
Intervention :
Dans l'exercice de sa mission de
coordination de l'action de l'Etat en mer, le préfet maritime
bénéficie du concours des administrations intervenant en mer et de
la SNSM.
L'Amiral, préfet maritime, exerce par
ailleurs dans le cadre de ses attributions militaires le
commandement de l'arrondissement maritime de Cherbourg et des
moyens navals qui y sont rattachés.
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LE SAUVETAGE DES PERSONNES ET
DES BIENS
-
Le sauvetage des personnes et des biens
consitue une des missions essentielles des services publics
intervenants en mer. Le préfet maritime est investi de la
responsabilité des opérations de recherche et de sauvetage des
personnes en détresse en mer (décret du 2 mai 1988) ;
-
Environ 4 000 à 4 500
personnes sont impliquées dans 1 300 opérations de
sauvetage de toute nature chaque année (source :
bilans d'activités des CROSS Gris-Nez et Jobourg - année
2004) ;
-
Le CROSS mobilise les moyens navals et
aériens nécessaires pour effectuer les opérations de sauvetage
;
-
-
Les moyens de la
SNSM (Société
Nationale de Sauvetage en Mer) sont, trés fréquemment sollicités
pour les opérations de sauvetage proches du littoral. Partiellement
financées par l'Etat, cette association reconnue d'utilité publique
arme une importante flotte de canots de sauvetage dont un grand
nombre peuvent assurer des interventions par tout temps. Son
dispositif comporte
46 stations permanentes réparties sur
l'ensemble du littoral et dont les moyens sont renforcés en haute
saison ;
-
L'Ordre public.
Le préfet maritime est responsable de
l'ordre public en mer. La libre disposition d'un même espace
maritime à des fins d'exploitation commerciale (transports de fret
ou de passagers, poses de câbles sous-marins) ou des ressources
naturelles (pêche, plates-formes pétrolières) crée des divergences
d'intérêts qui peuvent occasionner des conflits, voire des
affrontements, perturbant la paix en mer et donc la sécurité
maritime.
Plans de secours à
naufragés
Co-élaborés par le préfet maritime et les
préfets de départements, ces plans de secours ont pour
objectif d'établir une chaîne de secours continue, cohérente et
complémentaire entre l'accident en mer et les infrastructures de
secours à terre. Il existe deux plans pour la partie maritime :
l'un en zone Manche Centrale, l'autre en zone Manche Est et Pas de
Calais.
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POLLUTION :
PREVENTION ET INTERVENTION
L'assistance aux navires en
difficulté et la lutte contre la pollution des mers
Le préfet maritime tient du Premier
ministre la responsabilité de la lutte contre la pollution en mer.
C'est une mission majeure en Manche - mer du Nord où la densité de
la circulation maritime et les conditions météorologiques rendent
la navigation particulièrement dangereuse.
Prévention des pollutions :
-
Prévenir les pollutions implique
l'organisation et la surveillance du trafic maritime : les CROSS
veillent au respect des règles de la circulation maritime dans leur
zone de compétence ;
-
Les DST (dispositif de séparation
de trafic), créés en 1972 par l'OMI (Organisation Maritime
Internationale) constituent des autoroutes de la mer et ont
vocation à prévenir les collisions dans une zone maritime trés
fréquentée et à maintenir au large les navires à risques
(hydrocarbures notamment) ;
-
Les navires transportant des
hydrocarbures ou des substances dangereuses ont :
-
- l'obligation de se signaler aux
autorités maritimes dans les eaux territoriales françaises ;
-
- l'interdiction de naviguer à
moins de 7 milles des côtes, sauf dans les chenaux d'accès aux
ports.
-
Mise en oeuvre d'équipes d'évaluation
et d'intervention héliportées sur les navires en difficulté
susceptibles de présenter un danger pour la navigation ou pour
l'environnement. Il appartient au préfet maritime de mettre en
action ces équipes ;
-
Le remorqueur "Abeille
Liberté" : la Marine nationale affrète à Cherbourg ce
remorqueur de forte puissance capable d'intervenir rapidement au
profit de navires en difficulté sur décision du préfet maritime
;
-
L'arme juridique : la mise en
demeure.
Coordination internationale
Une structure de coordination
franco-britannique (Anglo-French Accidents Technical Group)
facilite l'échange d'informations et retient les enseignements des
événements de mer. Le MANCHEPLAN , accord conclu entre la
France et la Grande-Bretagne, auquel est associée la Belgique
permet l'action concertée des moyens de ces Etats.
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Le plan POLMAR
L'organisation générale de ces plans fait
l'objet de la circulaire du Premier ministre du 17 décembre 1997.
Le plan POLMAR MER désigne la composante maritime du plan
d'intervention contre les pollutions maritimes accidentelles. Les
plans départementaux POLMAR TERRE (de la
compétence des préfets de département) organisent la lutte le long
du rivage. Le préfet maritime est chargé de déclencher et de mettre
en oeuvre le plan POLMAR MER et de faire appel aux moyens
nautiques et aériens des administrations ainsi qu'aux moyens
privés.
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Plan NUCMAR
Etabli par le préfet maritime, dans le
cadre de l'instruction du Premier ministre du 7 septembre 1989, le
plan NUCMAR MER détermine l'action des pouvoirs publics
en cas d'accident survenant lors d'un transport maritime de
matières radioactives. Il permet une intervention dans et au-delà
des eaux territoriales.
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Lutte contre les pollutions :
-
Lors d'une pollution, tous les moyens
nautiques et aériens dont dispose le préfet maritime sont mobilisés
pour protéger le littoral ;
-
La Marine nationale est responsable des
opérations de lutte en mer contre les pollutions marines par
hydrocarbures, produits chimiques et produits radioactifs
;
-
La Marine nationale est chargée, le long
du littoral, des moyens de traitement de pollution. En Manche et
mer du Nord, des stocks de lutte anti-pollution (dispersants
et autres matériels) sont entreposés à Cherbourg, le Havre et
Dunkerque. Les matériels utilisés par la Marine nationale font
l'objet d'études et d'essais par la
CEPPOL (Commission d'Etudes Pratiques de lutte
antipollution), commission interne d'expertise ;
-
Le préfet maritime peut consulter les
experts du
CEDRE (Centre de Documentation, de Recherche et
d'Expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux),
association créée en 1978 ;
-
L'administration des douanes
possède des aéronefs équipés pour la télédétection de nappes
d'hydrocarbures. L'utilisation de la photographie et la prise
d'échantillons permettent de traduire les auteurs des rejets devant
les juridictions compétentes.
La mise en demeure du préfet
maritime
Dans le cadre de la lutte contre les
pollutions ou menaces de pollutions accidentelles en mer, l'article
16 de la loi du 7 juillet 1976 confère au préfet maritime le
pouvoir de mettre en demeure l'armateur ou le propriétaire du
navire de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin au
danger dans un délai qu'il détermine.
Passé ce délai, ou même d'office en cas
d'urgence, l'Etat fait exécuter les mesures imposées par la
situation aux frais, risques et périls de l'armateur.
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