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Préfecture Maritime de la Manche et de la Mer du Nord

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Communiqués de presse

Naufrage du chimiquier Ece communiqué N°13

Paru : Le 14/02/2006 à 18:00


Depuis le 31 janvier dernier, la France et la Grande Bretagne engagent des moyens maritimes, aériens et humains sur la zone du naufrage du chimiquier ECE pour la sécurité de la navigation, l’évaluation de la situation environnementale et la prévention d’une pollution en mer.

 

1. Surveillance de la zone du naufrage du chimiquier ECE.

 

Le bâtiment d’assistance, de soutien et de dépollution Argonaute poursuit la surveillance de la zone du naufrage et la campagne journalière de prélèvements de l’eau de mer en surface et sous la surface autour de l’épave.

Les résultats en acidité (PH) sont normaux. S’agissant des phosphates, les résultats sont en général cohérents avec la teneur moyenne dans l’eau de mer ; une augmentation a toutefois été observée hier après les deux précédentes datées des 7 et 12 février.

Par ailleurs, les missions de surveillance aérienne se poursuivent à raison d’un vol par jour réalisé en alternance par les avions de la marine nationale (Falcon 50), des Douanes françaises (POLMAR) et de la MCA Britannique (CESSNA 406). Lors du vol de l’avion POLMAR des Douanes effectué hier sur la zone du naufrage, une irisation a été observée en surface sur 500 mètres de large pour 1 kilomètre de long. L’avion CESSNA de la MCA a volé ce jour sans observer de pollution sur la zone du naufrage.

 

2. Le point sur les discussions avec l’armateur et les responsables de la cargaison.

 

Suite au naufrage du chimiquier ECE et face aux risques de pollution du milieu marin dans la matinée du 31 janvier, le préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord avait mis en demeure l’armateur du navire de faire cesser l’ensemble des menaces graves et imminentes liées à ce naufrage. Il s’agit en effet des menaces que font peser pour l’environnement et la sécurité de la navigation, aux approches des côtes françaises et britanniques, le navire, sa cargaison (10 000 tonnes d’acide phosphorique) et son fuel de propulsion (70 tonnes de fuel lourd à bord).

 

Une nouvelle réunion s’est tenue ce jour en Préfecture maritime à Cherbourg avec notamment les représentants de l’armateur, ses avocats, les propriétaires de la cargaison et les assureurs.

 

Les opérations d’inspection détaillée de l’épave de l’ECE par Sonar et par un ROV (robot télé opéré) ont été présentées aux autorités françaises et britanniques en charge du dossier. Les investigations débuteront le 17 février matin, pour une durée de six jours en fonction des conditions météorologiques et océanographiques. Les moyens seront mis en œuvre à partir du KOMMANDOR JACK, navire spécialisé dans la recherche océanographique.

 

Les autorités françaises et britanniques ont souligné l’urgence du lancement du chantier de traitement de l’épave, à la charge de l’armateur, dès la fin des investigations. Elles ont aussi souligné la nécessité d’assurer une continuité dans la surveillance et l’analyse de l’environnement, dans le respect des procédures scientifiquement éprouvées déjà mises en oeuvre.

 

Enfin, en accord avec l’armateur de l’ECE, un observateur commun représentant la France et la Grande Bretagne assistera aux différentes opérations prévues pour cette inspection de l’épave, à bord du KOMMANDOR JACK.

 

3. Le comité d’experts.

 

Le comité d’expert franco-britannique a débuté ses travaux selon les termes de la lettre de mission co-signée par les autorités françaises et britanniques. Il s’agit d’étudier notamment les options proposées par l’armateur pour éliminer ou réduire les sources de danger que constitue le navire.

 

Pour la France, ce groupe d’experts comprend les représentants du CEDRE, de la CEPPOL, du LASEM et de l’IFREMER, qui ont suivi les opérations de surveillance au dessus du chimiquier ECE en partenariat avec Météo France ; pour la Grande Bretagne ce groupe est constitué des experts du MCA (Maritime And Coast Guard Agency) et du centre pour l’environnement, la pêche et l’aquaculture.