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Préfecture Maritime de la Manche et de la Mer du Nord

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Communiqués de presse

Collision entre deux navires en Manche : naufrage du chimiquier Ece communiqué N°5

Paru : Le 01/02/2006 à 11:40


Le chimiquier Ece a coulé cette nuit à 03h37 locales dans les eaux internationales. Il repose cap au sud, sur son flanc bâbord, à environ 5,5 nautiques dans l’ouest-sud-ouest du lieu de collision. De légères irisations de surface ont été observées ce matin par les équipages de l’Abeille Liberté et du patrouilleur de la Marine nationale Sterne. Leur analyse est en cours. Tous les bâtiments présents sur zone participent à la recherche de pollution en surface. La Sterne participe également à la sécurité du chantier.

L’avion de télédétection des douanes réalisera une mission d’observation aérienne au-dessus de la zone du naufrage dès que les conditions météorologiques le permettront (brouillard givrant ce matin en Manche et mer du Nord).

La base navale de Cherbourg a mis en alerte le Bâtiment de Soutien de Région (BSR) Elan en version lutte anti-pollution. Des navires spécialisés dans la lutte antipollution sont en alerte à Brest.

Par ailleurs, le CMT Lyre va mettre en œuvre son PAP (Poisson Auto Propulsé) afin d’obtenir des images de la coque posée au fond et rechercher la présence éventuelle de fuites. Les investigations envisagées ensuite par des plongées humaines nécessitent des informations complémentaires sur l’environnement immédiat de l’Ece. Ces plongées doivent en effet se dérouler en toute sécurité pour les intervenants.

Le RIAS Abeille Liberté, avec à son bord, un chimiste du LASEM (Laboratoire d’Analyse et d’Expertise de la Marine nationale), effectue régulièrement des mesures du Ph (potentiel hydrogène) en surface ; les mesures sont normales (Ph de l’eau de mer).

 

Dans le prolongement de l’activation du MANCHEPLAN, une cellule de crise franco-britannique va être mis en place à la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, avec notamment un représentant du ministre des transports britanniques. Son travail va consister à établir les mesures à prendre pour la phase d’exploration de l’épave.

 Par ailleurs, un officier de la CEPPOL (commission d’études pratiques de lutte antipollution), stationné à Brest, est venu renforcer le dispositif de la préfecture maritime.

 

Le chimiquier Ece avait au moment du naufrage dans ses cuves 70 tonnes de fioul de type Intermediate Fuel Oil 180 et 10 tonnes de fioul type Marine Diesel Oil.

La cargaison de 10 000 tonnes d’acide phosphorique est stockée dans des cuves en inox. L’analyse du CEDRE (centre de documentation, d’expérimentation et de recherches sur les pollutions accidentelles des eaux) indique que l’acide phosphorique est un liquide corrosif non volatile, plus lourd que l’eau, qui ne produit pas de vapeur. Ce liquide est totalement soluble dans l’eau. En cas de déversement en pleine mer, l’acide phosphorique se mélangerait dans le milieu marin et se dissoudrait rapidement. Le rejet de tout ou partie de cette cargaison à la mer conduirait donc à un retour rapide du Ph de l’eau de mer à un niveau normal dans la zone affectée.

 

Le CEDRE (centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux) a fait un calcul de prévision (à l’aide du modèle numérique de Météo France) de dérive du combustible de propulsion s’il venait à être libéré dans l’eau de mer. Ces prévisions à 72 heures montrent une stagnation du produit polluant dans la zone du naufrage.

 

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