Jeudi 2 septembre 2010
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Epaves archéologiques

Paru : Le 19/09/2005

Les épaves maritimes ne sont pas seulement des dangers à éliminer mais bien souvent des biens culturels à protéger.
Le préfet maritime, représentant l'ensemble des ministres du Gouvernement, et notamment le ministre de la culture, prend toutes les mesures nécessaires à la protection des épaves présentant un intérêt préhistorique, archéologique ou historique.
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PRINCIPE
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La loi n° 89-874 du 1er décembre 1989 protège
les biens culturels martimes : les "gisements, épaves,
vestiges ou généralement tout bien qui présente un intérêt
préhustorique, archéologique ou historique", qu'ils soient situés
dans le domaine public maritime ou dans la zone contigüe (entre 12
et 24 milles marins au-delà des lignes de base de la mer
territoriale).
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Les biens culturels maritimes situés sur le
domaine plus maritime ou au fond de la zone contigüe dont le
propriétaire n'est pas susceptible d'être retrouvé appartiennent à
l'Etat.
-
En revanche, la personne qui l'a découvert et en a
fait déclaration auprès du directeur départemental des affaires
maritimes compétent, peut bénéficier d'une indemnité de la part de
l'autorité administrative.
-
RESPONSABILITES :
- Comme pour les vestiges archéologiques terrestres, toute
personne qui découvre un bien culturel maritime est tenue de la
laisser en place et de ne pas y porter atteinte.
- Elle doit dans les quarantes huit heures de la découverte
ou de l'arrivée au premier port, et faire la déclaration de découverte de bien culturel
maritime auprès de l'administration des affaires
maritimes.
PROCEDURES :
1. Découverte d'une épave archéologique
- Laisser en place le bien culturel maritime et ne
pas y porter atteinte.
2. Déclaration
- Auprès de l'administration des affaires maritimes dans
les 48 heures qui suivent la découverte ou l'arrivée du premier
port.
3. Exploration
- Disposer impérativement d'une autorisation spéciale
délivrée par le ministre chargé de la culture.
- Les demandes doivent être déposées auprès du Département
des Recherches Archéologiques Subaquatiques et sous-marines (DRASSM
– Fort Saint-Jean – 13235 Marseille cedex 02)
4. Constatations des infractions
Les infractions à ces mesures sont punissables de
sanctions pénales (amendes ou emprisonnement).
TEXTES DE REFERENCE :
- Code du patrimoine, articles L.532-1 à L.532-14, articles L.544-5 à L.544-11 et articles L.544-12 à L.544-13 ;
- Loi n° 89-874 du 1er décembre 1989 relative
aux biens culturels maritimes ;
- Décret n° 91-1226 du 5 décembre 1991 pris pour
l'application de la loi n° 89-874 du 1er décembre 1989 relative aux
biens culturels maritimes ;
- Décret n° 95-1039 du 18 septembre 1995 portant
publication de la convention européenne pour la protection du
patrimoine archéologique (révisée), signée à Malte le 16 janvier
1992 ;
- Arrêté du 4 janvier 1996 portant création et
organisation du département des recherhes archéologiques
subaquatiques et sous-marines ;
- Arrêté du 8 février 1996 relatif aux biens
culturels maritimes.
CONTACTS :
DRASSM (Département des Recherches Archéologiques
Subaquatiques et Sous-marines) Fort Saint-Jean, 13235
Marseille cedex 02 (Tél.: 04.91.14.28.00)
Le caractère particulier et spécifique des vestiges
archéologiques sous-marins, constitués essentiellement d'épaves, et
l'originalité des techniques utilisées pour leur exploitation, en
plongée, expliquent la création de ce département directement
rattaché auprès du ministère de la culture pour gérer ce
patrimoine. Il reçoit les déclarations de découvertes et instruit
les demandes d'autorisations d'opérations pour tout ce qui est
immergé le long des côtes françaises.
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