Aujourd’hui à 13h00 locale, le centre régional
opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Gris-Nez a
reçu un appel depuis le navire de pêche Notre Dame de
Rocamadour immatriculé à Boulogne sur Mer. Le patron de ce
chalutier de 23 mètres de long a signalé qu’il venait de remonter
dans son chalut un engin ressemblant à une mine historique alors
qu’il était en action de pêche. Il se trouvait alors en dehors du
dispositif de séparation de trafic (DST) du Pas de Calais, à 40
nautiques (74 kilomètres) au nord de Dieppe.
Immédiatement, le centre des opérations de la
marine (préfecture maritime) a fait décoller l’hélicoptère de
service public de la marine nationale basé à Cherbourg avec une
équipe d’intervention du groupe des plongeurs démineurs (GPD) de la
Manche. Cette équipe est arrivée sur zone à 15h30 et a été
hélitreuillée sur le navire de pêche.
Après investigation des experts du GPD, l’engin
s’est avéré être une mine d’origine allemande de type
" LMB " datant de la seconde guerre mondiale, identique
dans sa conception à la mine pétardée le mercredi 20 décembre
dernier au large des communes du Havre et de Sainte-Adresse. Cette
mine de fond à influence magnétique, acoustique et dépressionnaire
a une longueur d’environ 2 mètres pour 66 centimètres de diamètre.
Elle pèse environ 1 tonne pour 700 kilogrammes d’explosif.
L’équipe du GPD Manche, en accord avec le patron
du chalutier, a procédé au déplacement de l’engin explosif qui a
été remis à l’eau avant la tombée de la nuit dans une zone de
dépôts temporaires des munitions historiques, au large de
Boulogne-sur-Mer.
Cet engin remonté ce jour dans le chalut du
navire de pêche Notre Dame de Rocamadour sera détruit par
les plongeurs du GPD Manche dès que les conditions seront
favorables. La préfecture maritime de la Manche et de la mer du
Nord tient à souligner la bonne réactivité de l’équipage de ce
navire de pêche.
Météorologie sur zone : visibilité 10 km,
vent de secteur nord-est pour 20 nœuds (38km/h), nuages bas, mer
belle à peu agitée.